DLP NPBC 2018 8/9 – Night-Time Intermission

C’est peu avant 1h du matin que nous nous sommes couchées toutes les trois, après avoir réglé notre réveil assez tôt pour pouvoir profiter du petit déjeuner du Compass, avant le rendez-vous secret que j’avais donné aux amis de Zouzou pour la surprendre. Notre nuit de sommeil n’allait pas être très longue, mais pas le choix si nous voulions suivre notre plan à la lettre, et finir le week end en apothéose ! Depuis plusieurs posts j’ai cessé de commenter l’évolution de nos rhumes et maux de ventres respectifs à Laulau et moi, tout simplement car nous les avons relativement tenus à distance pendant la journée de samedi, grâce à notre automédication de fortune. Mais une demi-journée sous la pluie, ainsi que la fatigue et les émotions de ce samedi mouvementé, se chargèrent de réveiller les symptômes de Laudine.

Quelques minutes après l’extinction des feux, une première quinte de toux nous parvint depuis le lit de notre pauvre Laulau. Puis une autre. Bien vite ces dernières se firent entendre à intervalles réguliers, tels les signaux d’un petit métronome souffreteux. Je compris alors que personne n’allait bien dormir cette nuit dans la chambre 7189. Le temps passant, plus encore que la toux de Laudine, c’est l’angoisse de ne pas parvenir à m’endormir qui me tint désespérément éveillée. Je n’osais pas regarder l’heure, et pensais horrifiée que nous étions peut être parties pour une nuit blanche. Je suis une marmotte et supporte mal le manque de sommeil, or le programme de la journée de dimanche nécessitait que l’on soit en pleine forme ! Soudain nouvel événement sonore me tira de mon auto-apitoiement et de mon comptage de moutons. Laulau venait de se lever et de courir à la salle de bains, frappée par la révolte du banc entier de crevettes qu’elle avait mangé au dîner. Ces dernières comptaient bien prendre la tangente bon gré mal gré, quitte à mettre l’estomac de Laudine au supplice. Le temps que je me demande s’il convenait mieux de me lever pour porter secours à Laulau en lui tenant les cheveux, ou faire semblant de dormir pour l’aider à sauver la face, cette dernière avait déjà regagné son lit et repris son ronron comme si de rien n’était. A ce moment bien avancé de la nuit je n’aurais su dire si Zouzou dormait ou non. Pendant encore une heure ou deux ce petit manège s’est répété, j’essayais de trouver le sommeil par moult feintes telles que dessiner mentalement les lettres de l’alphabet ou m’imaginer nageant au milieu de l’océan, tandis que Laudine émergeait de temps à autres pour tousser ou aller à la salle de bains.

Quand je finis par me résoudre à regarder mon iPhone, il était 3h et demie passées. À cours d’idées pour attirer le marchand de sable, je décidais de me lever. Après avoir enfilé mon jupon et mes tongs (par dessus ma veste de pyjama Mickey, imaginez la dégaine), je quittais la chambre en direction du lobby de l’hôtel. Arrivée devant le comptoir désert, j’ai du sonner à plusieurs reprises avant de voir une CM entrer par une porte de service, à mon grand soulagement. Après lui avoir expliqué mon problème, elle s’excusa de ne pas avoir de boules Quiès à me proposer, mais s’absenta quelques secondes et revient avec DES BOUCHONS D’OREILLE POUR OUVRIERS DU BÂTIMENT. J’étais tellement contente de n’être pas descendue pour rien que je l’aurais presque embrassée. Optimiste à nouveau, je regagnais l’étage du Compass Club puis notre lit, m’enfonçais les morceaux de mousse dans les oreilles, et quelques 30 minutes plus tard je sombrais enfin dans le sommeil. Les bouchons étaient si efficaces que je n’entendis même pas sonner mon réveil, et si Zouzou ne m’avais pas secouée comme un pommier pour me réveiller j’aurais sans doute passé la journée au lit. Contre toute attente, nous nous sommes toutes levées de plutôt bonne humeur, bien que décalquées, mais heureuses de passer une nouvelle journée aux parcs, et surtout ravies d’avoir atteint un nouveau level dans notre amitié à toutes les trois : celui de l’intimité dans la gastro en chambre partagée. Et oui, on voit les bons côtés d’abord !

Un rapide coup d’oeil à la fenêtre nous apprit qu’il avait copieusement neigé pendant la nuit. Nous nous sommes relayées à la salle de bain, avons préparé nos valises pour qu’elles soient récupérées par la bagagerie après notre départ, puis nous sommes rendues au Compass Club pour notre dernier petit déjeuner du séjour (rassurez-vous personne n’a perdu l’appétit pendant la nuit) ! Tout en mangeant je gardais un oeil sur l’heure, en effet notre rendez-vous surprise avec les potes de Zouzou approchait, et il n’était pas question de se louper sur le timing !

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Une réflexion sur “DLP NPBC 2018 8/9 – Night-Time Intermission

  1. Oh la pauvre.. Si ça ce n’est pas des péripéties! L’angoisse pour assurer le lendemain. En tout cas super sympa la CM. Comme tu dis il faut regarder le côté positif, une journée de plus sur le parc et la surprise finale pour l’anniversaire. Ce fût un séjour riche en émotions. Encore une fois très belles photos j’adore la première avec la neige et l’arbre devant l’hôtel. On va en savoir le fin mot dans le prochain article 😉

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